« Ça ne servira à rien. »
« Qu’est-ce que tu veux faire contre des gens comme ça à l’autre bout du continent ? »
« Pense plutôt à ta sécurité. »
Et pourtant… Figurez-vous que depuis que la situation de Sepideh Jodeyri a fait couler de l’encre en Europe et ailleurs, ceux qui se faisaient si oppressant en Iran ont commencé à se replier. Non seulement l’éditeur de Sepideh a cessé de recevoir des menaces mais également les pires articles contre la poétesse supportrice des droits homos ont disparu comme par magie ! Maintenant si vous cherchez à y accéder en ligne, vous tomberez sur la bien connue page d’erreur 404, Not found ! Comme c’est étrange.

Le nom de Sepideh reste tabou dans son pays mais ce repli est déjà une victoire.
En attendant de voir ce qu’il est encore possible de faire pour notre consœur, tous mes remerciements vont vers vous qui avez démontré que Sepideh n’est pas seule et qu’une mobilisation permet de repousser les oppressions.

*** « It won’t lead anywhere. »
« What do you want to do against this kind of people on the other side of the continent? »
« You’d rather think about your security. »
And however… You should know that since Sepideh Jodeyri’s issue has been much written about in Europe and elsewhere, in Iran those who were oppressing started to retreat. Not only Sepideh’s publisher didn’t receive threats any longer but also the worst articles against our poet supporting gay rights have magically disappeared! Now if you look for it online you’ll end up on the well known page ‘error 404′, telling you « Not found »! How weird.
Sepideh’s name remains taboo in her country but this retreat is already a victory. In the meanwhile, before seeing further what is possible to do for our workmate, all my grateful thanks go to you all who proved that Sepideh wasn’t alone and that a mobilization can, indeed, repulse oppressions.***

Oui, merci, infiniment. Il est impossible de compter combien de fois la nouvelle s’est répandue sur facebook, twitter et autres réseaux sociaux grâce à vous, ça a ricoché de partout et nous espérons que cela porte ses fruits :

- Que la censure, les pressions et emprisonnements cessent en Iran

- Que les homosexuels iraniens et d’ailleurs, ainsi que les défenseurs des libertés, ne se sentent pas isolés

- Et si certains sont tentés de suivre l’exemple iranien, qu’ils soient prévenus que nous sommes capables de se mobiliser contre cela

Malheureusement ce discours puant de « comment-osez-vous-utiliser-des-fonds-publics-pour-des-gens-supportant-les-homosexuels-(ou-transexuels) » n’a ni couleur ni religion spécifique, la preuve en est : mon éditeur canadien Arsenal Pulp fait face à une campagne de dénonciation assez similaire et il a fait un parallèle entre ce qui arrive à son auteur Raziel Reid et Sepideh Jodeyri dans une très belle tribune disponible ici -> « Freedom to Read », de la liberté de lire.

On va donc continuer d’attaquer le mur de crasse à la petite cuillère. Pour Sepideh, ce n’est pas fini, et si vous voulez diffuser des liens la concernant, vous pouvez le faire dans les commentaires de mon précédent article.

Voici déjà ci-dessous pour le ricochet international (mis à jour le 23/02 à 18:00) :

Allemagne :
- Spiegel
- Dreimalalles

Angleterre :
- Sepideh répond à l’interview de The Guardian

Belgique :
- Conseil Européen des Associations de Traducteurs Littéraires
- Conseil des droits des femmes
- La lucarne

Canada :
- L’éditeur anglophone pour « Le bleu » démontre son soutien et publie une très belle tribune

Espagne :
- L’éditeur espagnol pour « Le bleu » en fait de même
- El Pais a parlé avec Sepideh
- Une télé publique diffuse la nouvelle
- Estandarte
- Ambiente G
- The Cult
- Cristianos gays

Estonie :
- Dans la presse

France :
- LE SNAC, SYNDICAT DES AUTEURS ET COMPOSITEURS EN FRANCE (et donc des traducteurs) SOUTIENT SEPIDEH ! (clic!)
- Glénat, éditeur de « Le bleu » utilise mon article de soutien comme communiqué de presse
- Mon autre éditeur montre son soutien : La boîte à bulles
- L’alliance internationale des éditeurs indépendants
- Sepideh répond aux interviews de
Madmoizelle
Télérama
Têtu
Yagg
- La presse française relaie aussi, à commencer par le Huffington Post ainsi que d’autres organismes : Livres Hebdo, Actualitté, Osez le féminisme, Colère, nom féminin, 9ème Art, Stop Homophobie, Barbieturix, Cheek magazine, Sans compromis féministe progressive, Big Browser sur Le Monde.fr, illi

Guatemala :
- Centro PEN

Hongrie :
- Bumm

Italie :
- L’éditeur italien pour « Le bleu » montre son soutien en diffusant mon article
- Presse de bande dessinée
- Giornale della libreria

Pologne :
- Booklips

République Tchèque :
- Ihned news

Russie :
- Presse ici et

Slovénie :
- Presse par ici et par là

Suède :
- Presse

Turquie :
- Presse

Ukraine :
- Presse

USA :
- Talking Comics
- Geeks Out


* THANKS to all, sincerely. It is impossible to count how many times the news was spread on Facebook, twitter and social networks, thanks to you all, it bounced from everywhere and we hope it may bring results:
- For the censorship, pressures and imprisonments to stop in Iran
- For the homosexuals in Iran and elsewhere, such as freedom watchers, to not feel isolated
- And if someone is tempted to follow Iranian’s example, may they be warned that we are able to mobilize ourselves against that.
Unfortunately the stinky speech like « how-do-you-dare-to-use-public-funds-for-people-supporting-gays-(or-trans) » has no specific color or religion, the proof is : my Canadian publisher Arsenal Pulp is currently facing a similar campaign and he drew a comparison between his author Raziel Reid and Sepideh Jodeyri in a very beautiful column there -> « Freedom to Read »

The article in english -> here!!!

Merci à Sarah, Gaz’, Johanna et Camille)

Sepideh Jodeyri est poète. Citoyenne iranienne, elle découvre Le bleu est une couleur chaude en Europe et décide de le traduire en persan. C’est là tout ce qu’on lui reproche et ce pourquoi on la harcèle aujourd’hui.
En Iran, l’homosexualité est passible de la peine de mort. La version persane du « Bleu » a donc été publiée par un éditeur parisien (lien en bas de page). Tout aurait pu s’arrêter là. Mais c’était sans compter sur les médias conservateurs religieux qui se sont littéralement déchaînés quand un éditeur de Téhéran a publié le dernier recueil de poésies de Sepideh et tenté d’en faire la promotion. Tous se sont empressés de non seulement condamner Sepideh pour sa traduction du « Bleu » et son « soutien à l’homosexualité », mais aussi d’attaquer l’éditeur local qui osait publier les livres de cette « criminelle », sans oublier d’interpeller le Ministère de la Culture et de l’Orientation Islamique qui avait autorisé et financé ces évènements via des structures publiques. Cela fait maintenant plusieurs jours que dure le lynchage médiatique de Sepideh qui n’a désormais plus aucun espoir de voir ses livres publiés dans son pays, et dont l’éditeur est menacé de perdre son autorisation de publication. Quant au directeur du musée où devait avoir lieu la promotion de son nouveau recueil de poèmes – interdit par le gouvernement depuis -, il a tout simplement été renvoyé.

Il m’est insupportable qu’on laisse passer de tels évènements sous silence. C’est une atteinte de plus cette année, cette vie, à notre liberté d’écrire, de lire, de communiquer et par-dessus tout d’aimer.
Il va falloir beaucoup b.e.a.u.c.o.u.p. d’amour cette année.

Contre cette chasse aux sorcières, merci de parler de Sepideh Jodeyri autour de vous, elle est entrée en contact avec moi avec l’espoir de voir cette histoire diffusée. En Iran comme ailleurs, de nombreux homosexuels sont profondément choqués de ce lynchage médiatique, atteints dans leur chair, mais aussi tous ceux qui perçoivent la gravité de ces évènements.  Voilà pourquoi un souffle de solidarité serait le bienvenu.
D’avance merci. Si vous publiez ce sujet sur le web, merci d’en diffuser le lien ci-dessous dans les commentaires.

Plus de détails sur ces évènements {ici} (en anglais)

L’interview d’un Iranien exilé concernant les représailles anti-gay, {sur cette page}.

La version persane du « Bleu » {là}


Edit 12th of february 1AM, from Sepideh: « An Iranian journalist who did an interview with me recently about my latest poetry book has just informed me that Shahrvand newspaper, a reformist newspaper based in Iran has removed the interview from their coming issue just because they were scared by those articles the fundamentalists published against me during recent weeks. They are afraid if they publish anything from me, the authorities ban the newspaper.
And even two of literary critics who have written essays on my poetry book sent me their essays mentioning that anything about me and my works would be censored in journals based in Iran and they thought it would be better if I sent the essays to Iranian journals abroad! All of this means that my pen is banned in my homeland. »


GROS PLANNING DE DÉDICACES CETTE ANNÉE ! LA PATATE !!

La bonne nouvelle c’est que « City & Gender » qui doit sortir à La Boîte À Bulles au printemps sera disponible sur le stand de l’éditeur (espace Le Nouveau Monde, stand N12) !

Je rappelle que c’est un recueil bilingue franco-anglais en tirage unique, limité à 1 500 exemplaires. Chaque livre et numéroté et signé de ma main, et je les dédicacerai volontiers sur le stand aux horaires suivants :

Jeudi de 17 à 18h

Samedi de 12 à 14h

Dimanche de 12 à 14h

S’il vous plaît comprenez que sur ce stand je ne dédicacerai QUE « City & Gender », merci !

Je serai également présente sur le stand Glénat (Le Monde des Bulles, hall 1, CM11) à ces horaires :

Vendredi de 15 à 17h

Samedi de 17 à 19h

Au plaisir de vous y voir !

(Ici en plus grand -> clic)