Il serait temps que je réalise…

TADAAAAAAAAAAAAAAAAA

Je ne vous raconterai pas tous les cauchemars absurdes que j’ai fait cette semaine à propos de l’édition de mon album et de son exposition au Musée de la Bd… Mais aujourd’hui je l’ai eu en mains, il est parfait et je n’en reviens toujours pas de ce qu’il m’arrive.

L’expo commence demain! Petit aperçu:

Les photos sont de Maedusa

Pour les Bruxellois impatients, sachez que le livre est en prévente exclusive au musée dans le cadre de cette exposition, dès mercredi!!!

(Edit: tous les exemplaires ont été vendus, la faute au vernissage-de-la-mort de la veille!)

Mes premières dédicaces seront à Bruxelles. Le samedi 3 à la librairie Le Lotus Noir (achat sur place et réservations uniquement) et le dimanche 4 au Marché de la BD des Halles Saint Gery (sans réservation). Pour les prochaines dates, guettez l’agenda dans la colonne de droite!

Promis, des vraies notes quand l’envie de dessiner me reprendra. Je m’en va picoler, buvez à ma santé.

110 thoughts on “Il serait temps que je réalise…

  1. alexandra garcia dit :

    Bonjour Julie,
    je découvre aujourd’hui vitre parcours et suis très fière, et très contenter pour vous!
    Amitiés,
    Alexandra Garcia, professeur d’espagnol.

  2. Charlotte dit :

    Bonjour Julie,

    Tout d’abord je me présente, je m’appelle Charlotte et j’ai eu le privilège de t’avoir rencontré lors de la promo de ta BD au lycée de Pontaumur (63), et même d’avoir pu discuté un peu avec toi, et d’avoir un dessin en live que je garde précieusement !

    Bon bref, je voulais te félicité pour cette palme d’or, tu le mérites amplement, et comme te l’on dit certains lecteurs, il est évident que c’est grâce à toi le succès de ce film. Et c’est vrai que je suis quand même en colère du fait que tu n’es pas été reconnu à ta juste valeur, mais bon après tu peu être fière de ton parcours.

    En tout cas, bien évidemment j’irais voir le film à sa sortie en salle sur Clermont-Ferrand, pour me faire ma propre opinion. En tout cas ta BD reste au chaud dans ma bibliothèque personnelle et professionnelle et crois moi elle est manipulée !

    Je te souhaite bonne continuation,
    Encore BRAVO pour cette récompense bien méritée !

    Bonne journée.
    xxx

  3. dit :

    Coucou Julie, je viens de lire « le bleu est une couleur chaude ». J’ai un amoureux et j’ai été saisie par toute cette beauté de sentiments; universelle! B R A V O et merci.

  4. dit :

    Encore bouleversé par le film d’Abdellatif Kechiche (La vie d’Adèle), je suis resté muet, de longues minutes, ahuri, scotché devant l’affiche du film, placardée sur les murs du VICTORIA. Des cheveux bleus, l’adolescence, deux regards complices tournés vers le même horizon, la joie de vivre, tout y était. Et même plus…

    En caractères minuscules, juste sous le nom des actrices, une mention discrète à une BD inconnue avait été glissée. Si je me souviens bien, elle disait à peu près ceci : « Adaptation libre de l’ouvrage de Julie MAROH : Le bleu est une couleur chaude ». Pourquoi une telle discrétion ? Pourquoi Kechiche n’en avait-il pas parlé à Cannes ? Le lendemain, j’achetais la BD.

    Il faut que je dise, avant tout, que je ne suis pas très BD. Je préfère un bon livre. Mais là !

    Ce n’est pas une BD, c’est bien plus que cela. J’ai été ému par le film de Kechiche, mais c’est la BD qui m’a fait pleurer !

    « Plutôt que mourir à petit feu, mieux vaut vivre intensément ! » Je crois que tout est dit dans cette citation. J’ai vécu, tout au long des 150 pages grises et bleues, dans la peau fragile d’une adolescente innocente (Clémentine alias Adèle dans le film), qui apprend à se connaître, qui découvre ses premières pulsions, ses premières attirances pour les femmes, une attirance bien-entendu douloureuse, car à l’encontre la bien-pensance qui l’entoure.

    Cette attirance s’est révélée par hasard, au milieu de la grand-place, alors que son regard errait au hasard sur les passants, et qu’il s’est arrêté sur une jeune fille, Emma, aux cheveux bleus. Était-ce normal ? Était-ce horrible ? Je l’ai vue intérioriser cette souffrance, chasser ses rêves qu’elle croyait honteux, tenter de repousser le souvenir de l’inconnue au plus profond de son être, puis éviter le regard des autres, chercher dans les révisions du bac un dérivatif… « Ça me fait vraiment paniquer, je n’ai pas le droit d’avoir ces pensées. Je me sens perdue et je ne peux pas parler de trucs aussi tordus avec mes amis… » Je savais que toutes ces tentatives seraient vouées à l’échec.

    Et puis, en une seule réplique perdue au milieu de la page 85, son seul ami, Thomas, un gay assumé, lui montera le chemin à suivre : « Clém, ce qui est horrible, c’est que des gens s’entre-tuent pour du pétrole ou commettent des génocides, et non pas de vouloir donner de l’amour à une personne. Et ce qui est horrible, c’est qu’on t’apprenne que c’est mal de tomber amoureuse d’elle juste parce qu’elle est du même sexe que toi. »

    J’ai chuchoté, sous les cheveux bleutés d’Emma. Je l’ai priée, pages après pages, d’aider cette pauvre Clémentine en complète désespérance. Et elle m’a écouté. Lesbienne assumée, la belle inconnue ira chercher Clém à la sortie du lycée et la réconciliera avec la vie. Pour un temps au moins.

    Un dessin à la fois sobre et chargé d’émotions, qui nous emmène à notre insu dans les bars gay, qui nous piège dans les méandres de l’amour entre femmes, jusque dans la chambre-à-coucher ; un trait léger et appuyé à la fois pour nous raconter le déchirement, la mise à l’écart de la morale publique. Voici donc le plus bel hymne à la tolérance. La meilleure réponse aux homophobes, même si le texte ne se veut pas militant.

    Notre lourd passé de nation chrétienne nous a enfoncé dans le crâne des modèles de « famille-type » qu’il est temps maintenant de faire exploser. Combien de temps encore le Vatican s’encrera dans ces dogmes antédiluviens (lire notamment le machisme de Saint-Paul), s’accrochera à des écrits de deux millénaires pour expliquer aux jeunes d’aujourd’hui comment se comporter ? Que les femmes vivent entre elles ! Et que les prêtres se marient ! Ils sont prêtres, mais avant tout des hommes, avec leurs passions et leurs pulsions. L’intériorisation maladive de ces pulsions, l’abstinence forcée, conduira toujours aux excès que l’on sait et que le Vatican à toutes les peines du monde à condamner. Et surtout, que la morale (toujours empreinte de chrétienté, y compris chez les laïcs) cesse de nous expliquer « la normalité ». Il n’y a pas de normalité, juste des hommes et des femmes.

  5. dit :

    Cher Julie,
    Je propose ici une lecture des divergences entre le film et la BD pour mieux lire KECHICHE
    Le personnage d’Emma
    Dans la BD, Emma est hésitante, frileuse à l’idée de se livrer totalement. Elle ne voit dans la démarche de Clémentine qu’une amourette en « attendant le vrai amour » (hétéro sans doute). Elle ne veut pas froisser sa compagne du moment, prisonnière a priori d’un amour passé. Elle est submergée parle doute lorsqu’il s’agit de concrétiser l’attirance qu’elle éprouve pour Clémentine / Adèle.

    Dans le film, Emma n’a pas froid aux yeux. Elle se fiche du regard des autres. Elle est le guide de la relation. Elle ne se pose aucune question et ne surmonte aucune peur lorsqu’il s’agit de passer à l’acte.

    Le personnage de Clémentine / Adèle
    Dans la BD, elle est certes tiraillée, mais prend vite conscience de son penchant pour les femmes (elle ne concrétise pas avec un flirt masculin de passage). Elle devient vite entreprenante, notamment pour s’engager dans la relation avec Emma.

    Dans le film, elle est effacée, ballottée par des sentiments contradictoires. Elle subit son destin, se laisse guider par sa muse. Elle parvient, mais au prix d’une victoire de haute lutte sur ses interdits, à se livrer à Emma.

    Les parents de Clémentine / Adèle
    Une scène centrale de la BD a disparu du film : Emma est surprise nue devant le frigidaire surveillé bizarrement par la maman insomniaque de Clémentine / Adèle. S’en suit une dispute d’une violence extrême, qui met en lumière l’homophobie du père notamment. Clémentine / Adèle est brisée.

    Rien de tout ça dans le film. Le côté populaire des parents est souligné par les spaghettis (chez Emma on mange des huitres et on boit du bon vin). Mais pas de découverte surprise ! KECHICHE n’a pas voulu s’attarder sur la polémique. Pour la Clémentine / Adèle du film, la famille, mais aussi les amis, semblent devenus secondaires dès lors que l’histoire d’amour a commencé. Le meilleur ami (et le seul) gay disparait assez rapidement. Il est présent jusqu’à la fin dans la BD.

    La trame

    Dès la première page de la BD, comme je l’ai déjà dit, on connait l’issue tragique. L’histoire est une narration posthume tirée du journal intime de Clémentine / Adèle.

    Peut-être en est-il de même pour le film ? Seuils les prochains épisodes le diront…

  6. Arnaud dit :

    Bonjour Djoud

    De formation bien plus scientifique que littéraire (et vous prie donc d’indulgence), je ne sais comment vous exprimer à quel point « Le Bleu est une couleur chaude » m’a touché.
    J’avoue que je n’ai connu « Bleu » que très récemment après avoir vu « La vie d’Adèle ». Je n’ai pu m’empêcher d’aller chercher « Bleu » dès le lendemain et le dévorer le soir même (tout comme votre premier blog). Votre œuvre m’a bouleversé. Je l’ai trouvée tellement plus émouvante et à la fois plus dur mais cela et dû à sa fin sans doute (et son début). La profondeur des sentiments de vos personnages est si intense.
    Je n’aurai pas la prétention de savoir ce que vous vouliez faire du « Bleu » mais en parcourant « le grand projet », il me semble que vous destiniez Bleu à un lectorat que vous connaissez très bien. Pour moi et c’est là la plus grande force de cette histoire, c’est que la profondeur sentimentale et la justesse graphique nous renvoient tous à une très belle histoire d’amour universel à laquelle tout le monde peut d’identifier. Ce qui n’enlève rien au fait que « Bleu » est une œuvre pouvant ouvrir les esprits malheureusement encore trop étroits.
    Je terminerai en vous témoignant toute ma sympathie en espérant que vous aurez le temps, au vu de votre itinéraire ces prochain mois, de lire ces modestes lignes.

    Arnaud

  7. dit :

    Salut!

    Enfin! Depuis le temps que j’avais envie de lire Le bleu est une couleur chaude,… c’est enfin fait!

    J’ai regardé La vie d’Adèle pour la première fois il y a près d’un an. Évidemment, je suis tombée sous le charme de ces deux jeunes femmes (en tant que personnages et qu’actrices!). Et puis, je ne sais plus comment, j’ai entendu parler de votre bande dessinée. J’ai eu une envie formidable de la lire!

    J’ai cherché dans les librairies de ma petite ville. Je ne connaissais pas le nom de l’auteur (toutes mes excuses!) alors les recherches n’ont pas été très fructueuses. Et je ne me voyais pas demander au libraire s’il avait cette BD, pour peu qu’il connaisse l’histoire… je rougissais rien que d’y penser!
    Et puis… j’ai passé la semaine dernière à Nîmes. Je révisais à la bibliothèque. Après avoir mangé du Verlaine pendant deux heures, je me suis souvenue d’un coup de ta bande dessinée. Le coin BD était tout proche. Alors j’ai commencé à chercher Le bleu est une couleur chaude . Au hasard. En ne connaissant que le titre. Alors imagine ma joie quand je l’ai trouvé au bout de quelques minutes! Si ça c’était pas un signe du destin… (enfin… quel destin? et puis quel signe?)

    Bref, j’ai littéralement adoré! L’histoire d’amour est magnifique, même en dehors du fait que ce sont des lesbiennes. C’est quand même un peu plus « militant » que le film, à mon avis. Et j’ai apprécié. Et ces deux filles ont réussi à poser des mots sur ce que je ressentais sans savoir l’exprimer.

    L’insensible que je suis a même failli verser une larme sur la dernière page!

    Mille merci pour cette parenthèse qui a un peu teintée mes révisions de bleu.

    Alison

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