15 février 2011
Avec trois semaines de retard sur l’évènement, je poste ici mon travail pour les 24h de la Bd du Festival d’Angougou.
En souvenir de cet incroyable contexte de la Maison Des Auteurs, des camaraderies, de la contagion de la page blanche dans l’atelier, de la nuit à me dandiner sur Death In Vegas et Vitalic, et l’aube à chantonner Paris s’éveille avec les copains de galère. En souvenir d’une nuit blanche euphorique et des moments clés qui naissent entre deux dessins sans qu’on les voit venir.
Et aussi… parce qu’il y a un doublon dans mes pages sur le site des 24h et que c’est bien dommage pour les lire!!
Rappel des contraintes de l’exercice: Réunissez quelques centaines d’auteurs dessinateurs masochistes, lancez-leur une contrainte en appuyant sur le chronomètre et laissez-les produire 24 planches en 24h maximum à partir de là (couverture et 4ème de couv inclues). Cette année, la contrainte donnée bouleversait complètement les habitudes prises… À la Maison des Auteurs, Lewis lance: » Réalisez 12 à 24 strips mettant en scène Popeye. Le principe du strip comportant à la fin une chute ou un suspens. » Les strips combinés pouvaient construire une histoire complète (ce dans quoi je me suis lancée) mais risquaient – dans leur principe – d’enchaîner pas mal d’humour lourdingue toutes les 3/4 cases (ce dans quoi j’ai excellé)
{Cliquez sur l’image pour lire l’histoire}

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6 février 2011

La boucle est bouclée. Je n’ai plus rien à paraphraser.
Le bleu est une couleur chaude remporte le prix du Public à Angoulême, je me souviens à peine de ce que j’ai dit sur la scène du théâtre mais au risque de me répéter: c’est le plus beau prix qui pouvait lui arriver et ça fait justement tellement du bien d’être entendu, primée, par… le public.
Toujours un peu sous le choc de ce que tout cela signifie, je ne peux rien dire de plus à ce propos.
Malgré tout, j’avais posé les pieds à Angoulême en me disant que ce serait certainement le dernier festival auquel je participerais avec Le Bleu, que ce serait une belle conclusion à cette aventure. Et maintenant que ce prix vient de lui être attribué, j’ai moi-même tourné pour de bon une très lourde page personnelle. Ce prix est magnifique car l’album peut désormais faire du bruit sans que j’ai à prendre la parole, mais il me met en danger dans mon humilité et mes remises en question. Le Bleu c’est 5 ans de ma vie et 10 mois de promo. Maintenant j’ai le besoin vital de redevenir une ermite, préférant les crayons aux micros.
Angoulême 2011 – clôture de cette drôle d’année – aura eu cette force: Le Bleu est totalement derrière moi, je ne veux/peux plus en parler, je suis maintenant la moins bonne personne pour le défendre, il est hors de moi.
J’assumerai les quelques engagements pris avant le festival, et une date à la Fnac sera inévitable mais pour le reste, je ne serai en dédicace qu’à la sortie d’un éventuel prochain ouvrage.
Merci à toute l’équipe Glénat (undefeated!), tous ceux et celles qui ont soutenu Le Bleu et tous les votants pour le prix du Public. Ce fut une bien belle histoire.