Vous vous souvenez de ceci..? http://www.juliemaroh.com/2012/12/10/existe-t-il-une-bd-feminine/

Ça ne s’était pas arrêté là! Pour les intéressés, voici l’épisode 2! La féminité, la parité, être femme dans la bd et tralala.

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22 commentaires

  • Et sinon, c’est bien Foxfire ? On me dit beaucoup de bien du roman, mais le film n’a pas l’air d’avoir eu le même succès.

  • Eh bien, c’est plus intéressant à lire que les « discussions » Twitter !

    Merci beaucoup d’avoir partagé la suite de cet échange. Peut-être ai-je été trop influencé par le discours habituel, mais j’avais, avant de lire ce message, encore l’idée qu’il existerait quelques différences hommes/femmes (par exemple, l’homme serait plus violent que la femme). Grâce à votre message, je remets en doute ma pensée.

    Oh, une petite question si vous avez le temps : en partant de cette logique qu’il n’existe pas, à priori, de différences entre les genres, que pensez-vous de la chanson « Miss Maggie », éloge de la femme selon Renaud ?

    • A propos de la violence des Femmes, une émission à Podcaster sur France culture. (et non pas à propos de la violence que les femmes subissent) 12/10/2012-La violence des femmes- Les nouveaux chemins de la connaissance.

  • Kevin> J’aime bien Renaud, mais ouais cette chanson là, elle reprends les vieux clichés: les femmes sont belles, faibles et sensibles, les hommes sont fort et violent.
    « Femme je t’aime surtout enfin, Pour ta faiblesse et pour tes yeux, Quand la force de l’homme ne tient, Que dans son flingue ou dans sa queue ». Sauf Madame Tatcher, haha.
    Le truc c’est que ça parait un compliment, et c’est pas le premier à faire l’apologie d’une « essence féminine », mais ça met les femmes dans une petite case de douceur et de gentillesse (ça les aide pas à faire tous les métier qui ne sont pas douceur et gentillesse, par exemple chirurgien plutôt qu’infirmière) et en plus, y en a plein qui ne rentrent pas dans la case ! (tatcher par exemple, mais si si, y en d’autres, et des plus sympathiques)

  • Salut!Je ne parle pas bien le français, mais j’ai appris a le comprendre un peu pour lire des bandes dessinés que j’aime. J’adore Le bleu est une couleur chaude, et je voudrais dire merci, e congrats! C’est superbe! L’amour, toujours.

  • pff t’en as pas marre de brandir la guerre des sexes en etendard à tout bout de champs?

  • Merci pour le partage…
    Beaucoup ont écrit sur la non-binarité sexuelle et la fluidité du genre mais j’aime particulièrement les propos de Marguerite Yourcenar:
    « Il m’arrive très souvent quand j’ai des femmes qui m’interviewent de leur dire: « Combien de fois par jour vous sentez-vous femme, vous éprouvez-vous comme femme ? » C’est beaucoup moins fréquent qu’on ne croit »
    http://www.youtube.com/watch?v=F0N3EofaqkM

  • jus gentium, le 3 avril 2013 à 16:55

    A mag : « Pff, t’en as pas marre de brandir la lutte contre la traite des noirs à tout bout de champ ? » ou encore « Pff, t’en as pas marre de considérer que la population de l’Etat voisin est tout aussi libre que nous » ?

    On pourrait trouver bien d’autres exemples plus pertinents que les miens, mais voilà tout de même quelques remarques désuètes qu’on aurait très bien pu entendre à certaines époques de notre société, avec un (quasi)consensus.
    Il me semble donc, mais peut-être me trompé-je, qu’heureusement certaines personnes soient capables de militer pour ce qu’elles considèrent être le vrai et le juste. C’est surement par là que peut, entre autre, passer l’avancée d’une société, de ses mœurs, de ses codes, etc, non ? Et quand bien même, les idées seraient fausses, l’erreur pourra toujours être source d’apprentissage, non ?

    Aussi, j’avoue que j’ai un peu de mal à comprendre en quoi quelqu’un ne peut ramener un sujet qui lui tient à cœur sur le devant de la scène. A partir du moment où le discours se tient, est argumenté et ne cache pas une opinion antisémite, homophobe, raciste, ou que sais-je encore de nuisible, et bien, pourquoi pas ? Tu peux être en désaccord, mais alors ton opposition passe par le débat d’idées, pas par une remarque dénuée d’argumentation.

    A bonne entendeur, tchotcho

  • J’aime tout particulièrement la conclusion « sexuer binairement des comportements et de processus créatifs me fait du tort et n’en fait pas qu’à moi« .
    Pour reprendre le commentaire d‘Ego: Il est en effet très rare que je me sente spécifiquement « femme » dans ma journée, pas contre il est beaucoup plus fréquent qu’on me définisse comme telle. S’opposer à la binarité est quelque chose qui se vit au quotidien et il est parfois dur de ne pas être influencé par les étiquettes qu’on nous collent inlassablement (« femme », « lesbienne », « auteure de bd pour les femmes qui aiment les femmes » mais aussi « gameuse » « sportive » « gourmande » ect…)

    Ce genre de réaction fait du bien. Comme un apport d’oxygène, ca me réveille et me rappelle que personne n’est en droit de me définir ou de limiter mon être quand bien même tout autour de moi me clame le contraire.
    Merci Julie pour le rappel.

  • Je vous avertis: je viens de fumer une cigarette. \o/

    Bon, Hothead Paisan, les soupes sont faites pour cracher dedans, mais je ne pense pas forcément que le débat aurait été moins élevé à l’oral, en définitive. Je me souviens avoir tiqué sur l’intitulé faussement naïf du séminaire, mais la réponse de réponse des orgas offre des précisions appréciables, pis j’ai une forme de respect générationnel pour les féminisses old school qui me fait penser que la mission principale des vagues suivantes n’est pas de coller les mamies dans le panier de l’essentialisme quand bien même on s’attèlerait à défriser les catégories de genre.

    Par contre, nous sommes le 7 avril, et je suis quasi-sûre qu’on est dimanche, ce qui est rigolo.

  • Salut,
    Je viens d’entendre que l’adaptation du Bleu sera au programme de Cannes! Wow, ça doit te faire plaisir !

  • J’aime beaucoup ta réponse- tu as bien raison! Quel souci d’être toujours renvoyé à son « Genre »! La vie sera plus belle lorsque les organisateurs de séminaire ne trouveront pas ce genre d’intituler « polémique »- mais simplement dépassé.

  • Bonjour,
    (ton : j’espère ne pas avoir l’air agressive, ce n’est pas le cas, je suis juste très fatiguée, j’ai pas beaucoup dormi)

    En tant que sociologue j’interviens juste pour dire que normalement, les sociologues en général sont au courant que toute différence sociale entre hommes et femmes est le produit du conditionnement social.
    Simplement, quand on s’intéresse à une question (par exemple des amis ont écrit un mémoire sur « les hommes dans les métiers massivement féminisés » : sage-femmes, infirmiers…), c’est normal d’aller interviewer des hommes, parce que ça va permettre d’apprendre des choses sur les catégories de genre en action, à partir de leur vécu. Ce n’est pas parce que les sociologues s’intéressent aux catégories de genre qu’ils les essentialisent et les considèrent comme naturelles.
    Je ne sais pas trop comment dire, mais si je m’intéresse aux « jeunes sur le marché du travail » ou à « l’accès à la santé pour des immigrés », c’est normal que j’aille interviewer des « jeunes » (par exemple : de 18 à 25 ans) et des immigrés.

    Les différences entre hommes et femmes [sexe déclaré comme tel par l'interviewé] sur le marché du travail existent : les femmes travaillent plus à temps partiel, elles sont majoritaires chez les employés (tandis que les hommes sont majoritaires chez les ouvriers). C’est un fait, et dire ça ne signifie pas que « les femmes sont infirmières car naturellement plus douces, et à temps partiel parce qu’elles aiment naturellement s’occuper des enfants ». Par exemple dans le temps partiel, il y a un aspect subi (ça concerne d’ailleurs une part d’une importance inquiétante ; quand on est embauché à temps partiel alors qu’on voudrait l’être à temps complet), et un aspect choisi (« je veux travailler à mi-temps pour m’occuper de la maison et des enfants »). Interviewer par exemple des femmes travaillant à temps partiel pour voir en quelle partie c’est choisi et subi, c’est intéressant. Et si 50% (je dis ce chiffre au hasard) ont choisi le temps partiel pour s’occuper de la maison, dire ça ne signifie pas « les femmes sont naturellement prédisposées aux tâches domestiques » ; ça veut juste dire qu’elles ont intériorisé et accepté certaines idées issues des catégories genrées.

    À mon avis, tant qu’il existe des inégalités entre hommes et femmes et personnes qui ne veulent pas se déclarer homme ou femme, et des catégories de genre, il n’y a pas de mal à vouloir les étudier. Justement, les études sociologiques et gender studies servent précisément à ça : déconstruire les catégories, souvent dans l’espoir de diminuer leur influence à l’avenir, en montrant les présupposés sans fondements qui les sous-tendent.
    Et donc ça ne me paraît pas absurde d’interroger des femmes pour voir comment elles ont vécu leur carrière dans un secteur donné. Tu dis ne pas avoir subi de discrimination, c’est très bien, et ça contribue à invalider l’hypothèse selon laquelle les dessinatrices de BD seraient toutes poussées à faire du girly (par exemple ; bien sûr ce que je dis est un peu gros, ils devaient avoir des questions beaucoup plus subtiles et fines). On peut partir d’une hypothèse et l’invalider ensuite ; faire de la sociologie ce n’est pas chercher à tout prix à ajouter de l’eau à son moulin. Ce que je veux dire, c’est que ta réponse « non, je n’ai pas l’impression que le fait d’être XX ait changé quoi que ce soit à ma carrière » a de l’intérêt pour le débat.

    Voilà ce que j’en pense, en gros j’ai eu l’impression que les sociologues [les trois du mail] et toi vous êtes d’accord sur le fond, c’est juste que vous ne parlez pas de la même chose et pas avec les mêmes conceptions du « problème »

    Je pense que les trois sociologues ont compris ton post comme une volonté d’entrer dans le débat, parce que souvent quand tu t’exprimes ton raisonnement est « sociologique » (c’est un compliment). Je trouve que les sociologues et toi vous partagez un certain nombre de références et de manières de penser, mais que là vous ne vous êtes pas compris (et je suis d’accord pour dire que la formulation du mail d’invitation était très maladroite et pouvait vraiment être interprétée comme WTF)

    (ceci n’est que mon avis qui vaut ce qu’il vaut)

  • Bonjour, j’ai été très intéressée par cet échange, mais j’ai été un peu interloquée par l’adresse : pourquoi ne pas répondre à toute l’équipe qui signait à parts égales mais seulement à Julien ? Ses collègues féminines n’ont droit qu’à des vœux !

  • Saviez-vous aussi que Mylène Farmer a tellement adoré la BD du « Bleu » qu’elle s’en est inspirée pour l’une de ses chansons de son dernier album ?:
    http://www.dailymotion.com/video/xvy6tj_mylene-farmer-elle-a-dit_music

  • une émission sur le sujet du sexisme dans le milieu de la bd pour ceux que ca intéresse:

    http://www.radiorageuses.net/spip.php?article47

  • Je découvre votre blog suite à la découverte de Bleu.
    A lire votre réponse, j’en viens à me demander: « mais qu’est-ce que (au delà des caractéristiques purement biologiques) cela signifie d’être mâle ou femelle? »
    Et franchement, je réalise que je n’en sais foutre rien.

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