Merci à tous pour vos messages ce soir…

Je n’ai aucun mot pour vous décrire l’amplitude de ce que je traverse depuis quelques heures, quelques jours… sur le sens de la répercussion de nos actes… écrire une histoire sur du papier…

Je sais que beaucoup attendent une réaction de ma part sur le film. Que j’ai vu deux fois déjà. Je vous donnerai de vrais mots plus tard, sûrement dans la semaine. Pour l’instant je suis désolée de vous dire que toutes mes messageries ayant implosé, je suis difficilement joignable.

Mais merci encore. Pour vos messages, votre joie, votre soutien. Pour transmettre de l’amour.

Merci.

Faites de la bd, c’est cool.

161 commentaires

  • Votre texte sur la palme est très beau et juste. – et il me semble assez bêtement repris par quelques journaux qui tentent de le monter en épingle de polémique… (Faut quand même le faire exprès, titrer sur l’amertume supposée d’un texte qui dit justement l’absence d’amertume et ne la fait pas ressentir non plus…)
    Bref, la sélection du film à Cannes et la palme m’a fait découvrir l’existence de votre bande dessinée et j’ai vraiment hâte de pouvoir la lire, les dessins, l’histoire m’attirent beaucoup. Et le film viendra après.

    (Pour l’absence de mention lors de la remise du prix, j’étais étonnée aussi, un peu gênée, mais je crois que cela est assez courant de la part d’artiste ou de créateur qui présentent leurs œuvres – et non celle d’un autre. Certes ce n’est pas très délicat mais la politesse n’est pas une qualité artistique. Tant pis)

  • cinephile, le 29 mai 2013 à 11:26

    Eh bien, après cette pluie d’éloges à votre égard, je tiens à en ajouter une. J’ai lu votre livre, j’ai adoré et j’ai été impatiente de voir le film. Et je l’ai adoré! Je l’ai trouvé conforme à la bd, jusqu’au moment où emma n’a plus les cheveux bleus, et là, on basculait effectivement dans la suite de Kechiche.
    A présent, je voudrais revenir sur votre article là, que je trouve assez ingrat tant dans la forme que dans le fond. Peut être voyez vous votre sortie du silence après la palme comme une bonne chose. J’ai tendance à la voir comme de l’opportunisme.
    Comme tout ces techniciens qui ont déblatéré après coup.
    Vous dites dans votre texte avoir confié les droits de la bd à kechiche et ne pas avoir voulu intervenir dans le processus de création. Et aujourd’hui, vous revendiquez des choses qui n’ont pas lieu d’être.
    Vous insistez sur le fait que vous n’avez pas assisté au tournage, ce qui est totalement contradictoire. Par ailleurs, vous vous épanchez sur le fait que vous n’avez pas été remercié lors de la cérémonie. Or, d’une part, de mémoire d’homme, rares sont les réalisateurs qui remercient leurs auteurs sur la scène, par manque de temps ou tout simplement car, à ce moment, tout se bouscule et qu’il est sur de penser àtout le monde. Mais vous admettez tout de même que kechiche, dans ll’intimité, vous a chaleureusement remercié. Tout cela ne serait donc pas seulement un pb d’ego? Permettez moi d’y croire.
    Et enfin, si ce film ne vous semble pas décrire les relations lesbiennes (physiques ou sentimentales), je peux vous dire qu’en tant qu’hetero, je me suis totalement sentie emportée par cette fougue et cet amour, que je qualifierai d’universelle, dans laquelle tout le monde peut se retrouver. J’ai aimé avec ces filles, j’ai aimé les regarder faire l’amour, pleurer, discuter, refaire le monde ou plonger dans la routine. Ça a été criant de vérité!

    Bref, avec tout ce taulé que votre article post palme a suscité, j’espère que votre but a été atteint, qu’à présent, vous avez obtenu la reconnaissance qui vous manquait. Et que kechiche saura vous »pardonner » en comprenant ce besoin que vous aviez.
    Je vous souhaite une bonne route, et que les ventes de votre bd reprennent de plus belle!

    • Vous avez vu le film, donc vous faites partie des gens du cinéma ou de l’entourage d’un proche du film. Je suis très choquée par votre phrase « comme tout ces techniciens qui ont déblatéré après coup », vous vous moquez de qui ? Pendant, ils n’avaient pas le temps. Les conditions de travail qui leur ont été faites sont indignes, surtout de la part de quelqu’un qui se réclame d’un père ouvrier.

      • cinephile, le 31 mai 2013 à 11:56

        Pour vous répondre, 3 points:
        D’une part, heureusement que la culture reste ouverte a tous, et qu’il était possible voir le film dans faire partie du cinéma, ou des proches du film. Séance à Paris et à Cannes accessibles à qui veut bien faire un peu la queue.

        D’autre part, oui, je maintient que les techniciens ont déblatéré après coup, sous couvert d’anonymat, dans les journaux. Ils avaient d’autres moyens de revendiquer leurs droits qu’en faisant du bruit comme ça. Un coup de fil à l’inspection du travail par exemple. Sauf que là, effectivement, et vu que le monde du cinéma est tout petit contrairement à ce qu’on en pense, ils auraient pu se « cramer ». Alors quand on est engagé pour ses droits, qu’on veut faire le reac, eh bien on le fait jusqu’au bout. Point.

        Enfin, pour en revenir à Julie maroh, je pense qu’elle n’a pas mesuré l’ampleur de son billet. Repris par tous les journalistes/twittos/commentateurs du dimanche sous forme de petites phrases rendues assasines, l’événement a dû lui echappé et c’est regrettable. Kechiche n’a pas eu de mot pour elle, et alors? Je le dis et le redis, elle n’est ni la 1ere ni la dernière à qui ça arrive. En attendant, il a reconnu qu’elle a été le point de départ de tout, c’est bien le plus important. Il a porté son oeuvre au plus haut sommet du cinéma, cette récompense n’est pas la meilleure? Ses ventes se sont multipliées en qqs heures/jours, ce n’est pas bien. Je maintiens qu’il n’y a là qu’une question d’ego, d’orgueil non assouvi. C’est regrettable.

        • Anonyme, le 1 juin 2013 à 14:23

          Et si…et si on s’en foutait ?

        • Anarcoma, le 3 juin 2013 à 12:24

          Encore, 100% d’accord avec cinephile

        • moozooz, le 7 juin 2013 à 17:25

          Cher soi-disant cinéphile, j’aimerais répondre à une de vos remarques, les autres ne valant pas la peine qu’on s’y attarde (heureusement pour vous).

          « Ses ventes se sont multipliées en qqs heures/jours, ce n’est pas bien. »

          1)Avez-vous une seule source, en dehors de votre imagination, pour cette affirmation gratuite?
          Parce que moi je n’en trouve aucune.
          Sur le site d’amazon par exemple il n’y a qu’un seul commentaire qui date de mai 2013. Un seul sur 50.
          Et encore, ce commentaire ne mentionne même pas le film, son auteur dit qu’il a découvert le livre par hasard dans une bibliothèque.
          Dommage.
          2)Cette augmentation des ventes, aussi imaginaire que miraculeuse, je ne vois pas pourquoi Djou devrait en être redevable à Kechiche puisque celui-ci n’a nullement mentionné sa source d’inspiration. Donc, non, dommage pour vous mais Julie Maroh ne doit rien à Kéchiche, sur le plan des ventes en tout cas. Vous pourriez à la limite dire qu’elle est redevable aux journalistes qui en ont parlé, mais pas Kéchiche.
          3)Manifestement vous n’aviez vous-même jamais entendu parler de cette bd auparavant. Vous en avez donc déduit que tout le monde était aussi ignorant que vous. Je vous apprendrai donc que cette bd a reçu plusieurs prix, dont celui du public Fnac-Sncf à Angoulême en 2011; que la bd était épuisée à peine un mois après sa sortie en 2010 – ce qui est rare pour une première bd; que la bd avait été traduite en anglais et espagnol en 2011.
          Bref, au cas où vous n’auriez pas l’air de le comprendre, Kéchiche n’est pas venu à la rescousse d’un auteur en détresse, au contraire il a dû sentir le potentiel qu’avait cette bd au vu des réactions largement positives qu’elle suscitait.

          Au final, je ne sais pas si Julie Maroh a un problème d’égo, mais vous vous avez certainement un problème si vous ne supportez pas la moindre critique – au demeurant très modérée et très juste; d’un de vos cinéaste préféré.
          Julie Maroh est à la base de ce film, elle a bien le droit de ne pas être d’accord sur tout. Vous avez le droit vous aussi de ne pas être d’accord, mais vous devriez apprendre un peu le respect et la modestie.

          • En fait après la palme, sur Amazon la BD est monté en position 4 sur les meilleures ventes de BD (on peut le voir sur le site amazon sur la page du livre) et la BD est actuellement 115ème meilleure vente toutes bd confondus. Donc c’est énorme ! (le dernier livre de Joann Sfar qui vient de sortir est lui vers les 3000 ou 4000 ème !! alors qu’il est un auteur bien plus connu).

          • cinephile, le 20 juin 2013 à 08:54

            Moosmooz,

            Si mon commentaire semble vide, que dire du vôtre?
            Mis à part le fait que vous semblez proche de Julie maroh, pour la surnommer Djou, je ne comprends pas trop ce que vous avancez.

            Sachez qu’il est écrit à qui veut bien faire qqs recherches, que le livre est en retirage et même en rupture de stock chez les libraires. Je vous invite à prendre votre téléphone et à appeler la fnac, par exemple, et à vos renseigner.

            D’autre part, j’ai lu le bleu il ya déjà très longtemps et j’ai adoré l’oeuvre, bien avant de savoir qu’elle serai adaptée au cinéma par mon réalisateur « préféré » comme vous dites (Je ne sais pas, on se connaît peut être, vous et moi? auquel cas j’aurais donc un ami commun avec la graaaande Julie Maroh!).

            Et enfin, je ne nie pas le fait que kechiche a senti le grand potentiel de cet oeuvre, mais à votre tour, ne niez pas que le film a ouvert la lecture de cette bd à une population qui peut être ne l’aurai jamais lu!
            Et qui donc s’est rendu en librairie pour l’acheter. Cqfd.

            Tiens, j’aimerais bien que Mademoiselle Maroh vienne nous dire si j’affabule et si son éditeur ne lui a pas reparler d’une édition. Je parie même que sur cette édition, il y aura une référence à la palme!

    • Je pense comme vous que les propos de Julie Maroh sont contradictoires et qu’ils auraient du peut être rester privé. Car c’est maintenant la vision de Kechiche et c’est l’histoire de Kechiche même si la BD en est le point de départ. L’artiste est souvent un vampire, il prend autour de lui pour ensuite faire sienne une oeuvre.

      http://www.franceinter.fr/blog-le-blog-de-laurent-delmas-la-chasse-au-kechiche-est-ouverte

  • Laurent, le 29 mai 2013 à 15:07

    Lorsque je lis les commentaires je me dis qu’il ne faut pas être plus « royaliste que le roi » (en l’occurrence l’auteure de la BD )qui ne semble pas en vouloir beaucoup au réalisateur.

    M Kechiche ne l’a pas remerciée lors de la remise de la Palme … la belle affaire … je ne sais pas si vous avez vu la cérémonie mais M Kechiche ne semble pas être bien doué pour prendre la parole en public (et ce n’est pas ce qu’on lui demande ) … peut être qu’il n’avait pas toute la lucidité nécessaire pour la remercier à ce moment là.

    Le plus grand remerciement il l’a déjà fait en portant son oeuvre à l’écran … des milliers de personnes (dont moi et je suis sûr au moins 80% des personnes ayant laissé un commentaire ) vont découvrir cette BD alors qu’ils n’en auraient jamais entendu parler.

  • schrek75, le 29 mai 2013 à 16:26

    Quand je lis les propos sur le « taulé » qui vous donnerait soit disant davantage de notoriété, je plains les gens qui manquent de culture… Comme beaucoup de vos lecteurs qui ont gardé une touche de bleu à jamais gravée à emporter avec eux, au fond d’eux, j’avoue avoir été un peu surprise en tout cas, si ce n’est réellement déçue de pas entendre au moins le titre de votre oeuvre citée, mais passons. L’important n’est pas là : je me réjouis pour Djou, pour la femme qu’elle est devenue, pour ce qu’elle a su inspirer, qu’elle le sache ou non du reste, tout le monde ne bénéficiant pas de la notoriété ou ne la souhaitant tout simplement pas. Merci pour vos nuances dans vos débats, dans vos combats, dans votre engagement tout simplement. Et au fait : Félicitations ! Tâchez de faire la fête et de profiter à fond de cet instant de grâce aussi mérité qu’inattendu peut-être… Santé !

    • « Comme beaucoup de vos lecteurs qui ont gardé une touche de bleu à jamais gravée à emporter avec eux, au fond d’eux, »
      Oui, voilà, j’ai découvert la BD et je découvrirai le film, vous vous êtes battue pour réaliser, vous réaliser dans cette écriture, vous semblez avoir assez de lucidité, de finesse et d’intelligence, et aussi de sensibilité profonde, votre ouvrage et l’égrenage de vos pages le prouvent.
      Gardez votre authenticité, votre franchise, votre parcours est un beau parcours.
      Cette BD m’a marquée comme un livre, elle est puissante et complète, elle emmène loin, elle touche, elle m’a touchée.
      Bonne route, et chapeau l’artiste!

  • Franchement j’ai encore du mal à digérer que l’on ne vous ait pas citée à Cannes.

    Donc j’en parle à tout le monde de plus belle.

    Je ne vais donc pas m’étendre sur le sujet, surtout que les meilleurs artistes sont souvent ceux/celles qui font preuve de discrétion et d’élégance, ce qui est votre cas.

    Si un jour vous avez besoin d’une illustration sonore et/ou musicale, contactez-moi, même pour un conseil « sonore » quelconque (mode d’emploi d’une chaîne hi-fi ça marche aussi).

    J’apprécie votre travail, et je me suis sentie honorée en tant que lesbienne, par votre regard bienveillant et juste (pour une fois) sur cette belle histoire d’amour.
    Continuons à habituer les regards à ce qui deviendra une banalité prochainement : voir deux filles s’embrasser, dans une rue, quelque part, en France, et ailleurs.
    Pour finir, je vous conseille cette petite vidéo, que vous connaissez peut-être, fear me not , qui m’ a faite penser à votre univers, belle continuation.

  • Merci pour ces précisions autour du film. J’ai suivi légèrement Cannes et je n’ai malheureusement vu aucune référence à la BD. C’est naze. Par contre, merci pour cette BD, elle est superbe, elle est dans les rayons BD ds le lycée où je travaille et j’attends que ma fille grandisse un peu pour la lui faire lire
    Antoine

  • Bravo à vous une nouvelle fois d’abord d’avoir créé cette jolie BD, dont on va parler dans les mois qui viennent j’en suis sûr, et dont le sujet très beau a inspiré Kechiche, j’ai parlé un peu de vous sur mon blog dans mon post de dimanche matin, et vous êtes dans mes blogs favoris,
    Sur Canal Plus, au Grand Journal, on a notamment parlé de votre BD également parallèlement au film, il y a quelques jours, le lundi 27 mai je crois, vous pouvez le retrouver sur le site de Canal + si vous ne l’avez pas vu…
    J’aimerais rebondir ensuite de mon côté, une nouvelle fois, sur le rappel de votre BD, m’autorisez-vous pour cela à publier dans ce but la parlante et jolie photo où vous tenez votre BD dans vos mains devant vous, publiée sur votre blog (en mars lors de l’expo), vous pouvez me répondre par mon mail, je vous en remercie par avance,
    Bien cordialement.

    Ps : j’espère que mon lien en marge de mon commentaire ne vous « gènera » pas sur votre blog, n’hésitez pas à me le signaler, ou à remettre mon commentaire sans le lien si c’était le cas, ce que je ne pense pas à priori évidemment…

  • Euh…franchement je trouve votre article un peu…mesquin!
    Vous avez vendu les droits à Kéchiche et en plus,vous avez insisté pour ne pas du tout vous mêler de l’élaboration du film.Bon ben voilà.Kéchiche s’est approprié l’histoire et en a fait ce qu’il voulait,scènes de sexe incluses (j’ai l’impression qu’un homme,hétéro de surcroit,n’aurait de toutes façons pas tourné les scènes de cul tout bien comme il fallait,selon vous).
    Il ne vous a pas remerciée sur scène? ok,je ne crois pas que ce soit une pratique courante: les réals remercient le producteur,les acteurs,leur maman etc mais rarement l’auteur du livre dont est inspirée leur oeuvre!
    En plus,Kéchiche vous a remerciée « chaleureusement » mais pas devant les caméras du monde entier,ok,mais il l’a fait.
    De l’amertume,il y en a bien dans cet article,malheureusement,et je ne vois pas vraiment pourquoi.

    • Valmont, le 31 mai 2013 à 10:53

      Anneso, tout en respectant profondément votre avis et votre point de vue, et ceci dit de mon côté tout à fait cordialement (je ne connais pas en plus Julie Maroh dans la vie), je pense que l’on peut comprendre qu’un(e) auteur(e) qu’elle qu’il -elle – soit, et donc Julie Maroh en l’occurence soit sensible au fait qu’à la sortie d’un film inspiré de son oeuvre, on renvoit à son oeuvre et on la cite un « minimum », sans d’ailleurs faire de remarque à Kechiche dans ce sens. Il fait ce qu’il veut, mais si le film (très beau) existe, c’est aussi grâce à Julie, et c’est bien le moins de ne pas l’oublier. Je pense que vous pouvez comprendre son point de vue. Bien cordialement à Julie, et vous Anneso.

  • Tametale, le 31 mai 2013 à 09:24

    Bonjour Julie,
    Comme beaucoup je te découvre toi et ton livre gràce a la surmédiatisation cannoise, comme quoi cette année j’aurai trouvé un intérêt a cette carpette rouge que le monde entier admire.
    Sans trop savoir pourquoi, le synopsis et les 2 extraits que j’ai pu voir du film sur le net m’ont donné envie d’en voir plus, d’en savoir plus sur l’histoire de ces deux filles, de m’enlever cette boule au ventre inexpliquable que je garde depuis 2 jours maintenant.
    Alors je me renseigne, « Le film sort quand? … ah oui c’est long … », « Tiens c’était une BD avant! … original … et le style me plait bien, moi qui n’y connait absolument rien … il me faut cet album! ». S’en suit une première lecture, puis une seconde, en moins de 24 heures … Comment dire? … Je ne sais pas si cette histoire est réelle, ni pourquoi elle m’a touché à ce point mais j’en ressort différent, pas fondamentalement mais quand même assez pour que je le ressente, ne serait ce qu’à cette boule à l’estomac qui en me quitte plus … et je tenais à te remercier pour ça.
    Des messages comme le mien tu as du en voir passer des centaines … et autant sont surement à prévoir mais , même si ça peut sembler inutile à certain il fallait que je le fasse, que je te remercie pour ces emotions, tout simplement … Tain que ca peut faire du bien ! … merci.

    Tam.

  • Merci pour tout Julie.

  • Salut.
    Je viens de relire Le Bleu et ça m’a encore bien remué les tripes… Moi qui m’étais juré de ne plus céder au romantisme primaire, me revoici ému comme un puceau à son premier rencart… Bon, maintenant je vais m’envoyer l’intégrale des oeuvres de Céline sinon je sens que je vais finir par avoir des pensées à l’eau de rose, nom de Dieu.
    Sans déconner, c’est vrai que la BD c’est cool. J’ai bien l’intention de continuer à en lire, et toi j’espère que tu as bien l’intention de continuer à en faire.

  • Félicitations ! J’avais découvert la BD et en étais sortie profondément bouleversée. Tellement heureuse qu’elle ait inspirée un film récompensée d’une Palme d’or.

  • ça fait des mois que j’ai lu « Le bleu est une couleur chaude ». J’vais découvert ton (ancien) blog avant de lire « Le bleu » et en voyant Emma de dos dans une librairie je me suis jetée dessus sans vraiment connaître la trame de l’histoire. ça fait donc des mois que je tiens à t’écrire une chose:

    MERCI! Merci pour cette superbe histoire! Tout simplement magnifique et juste, Le Bleu est de loin la bande dessinée la plus belle que je n’ai jamais lu, j’ai pleuré plus d’une fois, et passé des heures dans le silence à penser à ces mots, ces couleurs, ces dessins. alors MERCI JULIE pour cette bd fantastique ( oui je me répète un peu mais j’arrive pas à trouver de mot pour exprimer ce que j’ai ressenti à la lecture de ton œuvre). Je n’ai pas encore vu le film alors bon, j’attendrais sa sortie dans ma ville.

    donc juste merci et félicitation pour le plus beau livre que je n’ai jamais lu à ce jours ^^ et bonne continuation!

  • Interesting what you say given Seydoux’s comments before seeing the film: http://stephenapplebaum.blogspot.co.uk/2013/05/lea-seydoux-on-filming-palme-dor_25.html

  • Je trouve ce texte très beau, et je ne vois pas du tout où est l’ingratitude de la part de l’auteure de BD vis-à-vis du cinéaste. Ou alors je n’ai pas compris du tout le message.

    Pour ma part, j’ai enfin acheté l’album Le bleu est une couleur chaude. Non pas à cause (ou grâce) à la médiatisation du film La vie d’Adèle, mais parce que je lui tournais autour depuis sa sortie. Pourquoi je ne l’ai pas acheté plus tôt, je l’ignore totalement. Je l’ai lu quatre fois depuis que je l’ai acheté, il y a maintenant trois jours, et je le fais lire à toute ma famille ainsi que mon entourage. Evidemment, j’ai adoré cet album, ça va sans dire. Le dessin est envoûtant, l’écriture est touchante et les mots, bien choisis (malgré une petite faute de grammaire, mais c’est un détail qui n’enlève en rien la qualité de l’ouvrage).

    Ainsi, merci beaucoup à l’auteure pour ce superbe album !

  • Quelle grande histoire…

    Je me revois, timide, au festiblog de 2009, à vous demander juste un petit personnage sur le dos de ma couverture de bouquin (pour pas trop déranger), et oser dire que j’avais hâte de lire « le bleu » qui était en gestation !!

    Et ben voilà je le dis maintenant, j’ai hâte de lire BRAHMS !!!! ;-)

    Mais pas de pression, promis ! ;-)

  • J’ai adoré le film. J’ai découvert la BD grâce au film, et je l’ai beaucoup aimée.
    Cela ne me choque pas que Kechiche n’ai pas parlé de Julie Maroh en public, les cinéastes ne font jamais ça vis à vis des écrivains. A l’évidence le film est devenu un objet plus large que la BD et c’est bien normal. Normal aussi que Julie éprouve des sentiments aussi violents et les exprime (avec une belle retenue).
    Par contre, je ne comprends pas le propos sur le sexe. C’est un peu comme si dans un Bond on faisait utiliser à 007 une Aston Martin d’un mauvais modèle : les puristes y trouveraient probablement à redire, mais pour le spectateur moyen, les sentiments et les émotions ressentis importeront plus.
    Enfin je voudrais signaler qu’il y a une autre créatrice dans le jeu : Cécile Desserle, qui apporte aussi son univers (les peintures qu’on voit dans le film).
    Au final, il me semble que tout le monde est gagnants dans l’histoire.

    Mon avis détaillé ici :
    http://www.christoblog.net/article-le-bleu-est-une-couleur-chaude-la-bd-a-l-origine-de-la-vie-d-adele-118567164.html

    Et ma critique du film là :
    http://www.christoblog.net/article-la-vie-d-adele-118091973.html

  • j’ai reçu la BD ce matin ..et j’en suis déja à la moitiée.. l’histoire me parle énormément.. c’est trés bien écrit et illustré…Savez vous si Julie Maroh pense donner une suite à l’histoire le bleu est une couleur chaude ? une suite à la vie d’ Emma peut être ? j’aimerai bien….en lire plus.

  • Geneviève Deschamps, le 21 juin 2013 à 03:13

    Très belle histoire et très très belles images et coloris. Merci!

    soi-disant
    avant qu’on ne les voie……..et une ou deux autres,
    mais ça, ce n’ est pas vous, c’est la faute à Glénat qui n’a pas fait son boulot. Dites-leur. C’est important car on va vous metrre dans les bibliothèques des lycées. Eh oui, je suis prof…

  • Quand des lesbiennes regardent un porno lesbien tourné par des hétéros=

    Quand des lesbiennes regardent un porno lesbien tourné par des hétéros

  • Gillusc, le 23 juin 2013 à 00:13

    Bonjour et BRAVO pou cette histoire.
    J’ai vu sur BDGest tes précédents livres à compte d’auteur et malheureusement épuisés (surtout Nouvelles et ses deux gamins chapeautés). Comment puis-je trouver l’équivalent?
    Merci,très beaucoup
    …..O
    =<|;-})=Gilles le fada d'où l'entonnoir), aux oreilles décollées de mon grand-père ……O……breton à gauche (voire anar tendance Pierre Dac: contre tout ce qui est pour et pour tout ce qui est contre, mais catho) et de mon grand-père morvandiau à droite pour la marche en ligne quoique ardue par fort vent de bout), et au sourire niais repris avec succès au ciné par anticipation, Paul Préboist et Jacques Dufhilo, mais aux yeux malicieux (merci grand-père goudelinais, ça con-panse (sic))

  • cinephile, le 24 juin 2013 à 21:38

    Tiens, devinez sur quoi je suis tombée aujourd’hui? La nouvelle édition du bleu. Et un énoooooorme bandeau rouge sur la vie d’adele, palme d’or à Cannes!
    Alors moosmooz?

  • cinephile, le 24 juin 2013 à 21:42

    Tiens, devinez sur quoi je suis tombée aujourd’hui, cher MOOSMOOZ? Une nouvelle édition du bleu avec un énoooorme bandeau rouge indiquant la vie d’adele, palme d’or à Cannes. Incroyable non?

    Par ailleurs, mademoiselle Maroh, vous qui modérez cette page, pourquoi mes commentaires n’apparaissent plus?

  • Bonjour,

    J’ai écrit un billet à propos de film de Kechiche sur le blog suivant :
    http://weirdaholic.blogspot.fr/2013/06/kechiche-de-faire-un-film-pour-tous.html

    Je n’ai pas encore lu votre BD mais je cours me l’acheter !

    Sincèrement,
    @Nichoax

  • Gillusc, le 30 juin 2013 à 15:17

    Je réalise que le poisson rouge est une histoire très triste! Quelle horreur! On croirait de la vraie vie. Vite, mon Benoit Brisefer!
    Gillusc

  • Bravo à vous et bonne continuation.
    J’ai adoré la BD, j’irais voir le film.
    Merci, continuez :-)

  • Chère Julie
    Grande et jeune cinéphile que je suis j’ai découvert avec aberration le discours de Kechiche aux Césars , aucun remerciement pour vous ni pour le magnifique travail que vous avez fournit. Je n’ai pas vue le film et je n’ai pas envie de le voir , je ne jujerais pas sans connaitre mais à mes yeux Le Bleu… aurait pu être bien mieux défendu d’abord par vous par ce que c’est avant tout votre oeuvre . Loin de moi l’envie de vous donner des leçons , je suis jeune (17 ans) donc probablement légèrement fougueuse et enflammée ( c’est l’âge qui le veut je crois!) mais j’écris moi aussi des histoires et je ne connais rien de plus épanouissant que de produire une chose qui sort de vous et vous rend heureux. Je serais folle de rage je crois contre quiconque dénaturerais ce que j’ai fais car avant tout celà m’appartient . C’est pourquoi j’admire votre humilité vis à vis du travail de Kechiche et votre prise de position juste et modéré malgré ce que vous avez subit qui s’apparente pour moi à un affront.
    J’ai découvert Le bleu est une couleur chaude à la faveur d’heures blanches dans la bibliothèque de mon lycée , la couverture a attiré mes yeux je m’y suis plongée mais l’ai reposé quelques minutes ensuite en apercevant le regard appuyé qu’un gars portait sur moi. Je m’en veux de l’avoir reposé , il me reste l’an prochain pour le lire en entier. De cette première lecture par bribes m’est apparu une sensualité et une sensibilité désarmante qui m’a parlé… Sans doute par ce que j’aime les livres et l’art au temps que j’aime les femmes , sans être encore assez forte pour le reconnaître. Cette histoire m’à touché simplement par ce qu’elle est universelle et peut s’appliquer à une femme et un homme , deux femmes , deux hommes . C’est un simplement l’histoire d’une rencontre entre deux êtres qui devaient se connaitre , la fameuse idée du destin qui fait qu’un jour est « sensé » se trouver sur notre route celui ou celle qu’il nous faut , peut importe les obstacles et le regard des autres.
    Ne changez rien à ce que vous faites et quand au fait de défendre votre oeuvre je crois qu’une charmante armada d’admirateur s’en charge pour vous
    Merci
    PS: Je vais la lire cette BD!!

  • Bonjour,

    Je viens de terminer la lecture de cette magnifique histoire, de cette BD qui me touche au cœur.

    J’ai 27 ans, et je découvre seulement depuis quelques années ma non-hétérosexualité, pourtant ça fait plus de 10 ans que j’ai envie d’avoir les cheveux bleus.

    J’ai découvert votre livre grâce à l’annonce de la palme d’or, je ne sais pas si j’irai le voir, probablement, peut être pour que ma petite amie, qui ne parle pas français, puisse connaître l’histoire. Quoiqu’il existe sûrement des traductions. Je suis du nord (ch’tie comme on dit), peut être que cet aspect là avec la curiosité achèvera de me conduire au ciné.

    Mais cette bande dessinée, c’est… C’est tellement beau, tellement simple. De l’amour en mot et en traits, du bleu qui amènes la chaleur dans le cœur. Du désir rendu si jolie-ment et qui me parle à chaque case.

    Simplement, un grand, un énorme (et du fond du coeur) : MERCI.

  • Je viens de dévorer votre BD « le bleu » et… Merci pour ces personnages d’ adolescentes qui doutent, merci d’avoir si bien dessiné cet amour homosexuel, cette douloureuse acceptation de soi-même dans une société hétéronormée, et encore pire dans une famille homophobe, votre histoire est très forte !

    En 1981, ma cousine Laurence avait 18ans, ses parents l’avait chassée pour cause d’homosexualité, ses frères l’avaient menacée de lui casser la gueule parce qu’elle était la honte de la famille, elle avait essayé ensuite de vivre en couple avec sa copine, mais quand son couple a flanché… Laurence s’est jetée dans la Loire, sans une lettre d’adieu, sans un cri, elle s’est effacée de ce monde qui ne voulait pas d’elle.

    Votre BD est une pierre à l’édifice d’amour, de tolérance , de respect qu’il nous reste à construire afin que chacun puisse vivre l’amour qui l’émeut sans regards haineux, MERCI pour votre travail !

    Demain, je fonce acheter skandalon.

  • Très heureuse d’avoir lu la BD avant la sortie du film. Les 2 étant liés, j’ai hâte de découvrir le film également.
    Que d’émotions en tournant les pages du « bleu » d’apercevoir les décors du nord, des pavés que j’ai tant arpenté et des lieux que j’ai tant fréquenté me permettant d’assumer pleinement mon homosexualité.
    Merci, encore merci Julie, à vous et à chaque artiste de dévoiler de si belles histoires d’amour et d’amitié.

  • Mich Mouch, le 7 octobre 2013 à 17:12

    Bonjour,
    D’abord je m’associe aux louanges, votre oeuvre est magnifique et j’ai hâte de voir le film qui sort mercredi.
    Il y a juste une petite chose qui m’interpelle dans votre critique sur la scène hot entre les deux filles: vous dites en gros que ça « sonnait faux », que c’était ridicule. Moi qui suis – a priori – hétéro, je me pose la question: toutes les femmes ne sont-elles pas faites de la même manière? Y aurait-il une façon « lesbienne » de faire l’amour? Bon, je n’ai pas encore vu le film, mais si je devais faire l’amour à une femme, je sais parfaitement comment je m’y prendrais. Par ailleurs, je ne pense pas que côté homme, les gays fassent la même critique de Brokeback Mountain (scène de sexe magnifique)…comme disait Gainsbourg: »l’amour physique est sans issue » ce qui au figuré signifie -je suppose- qu’il n’y a pas trente-six manières de faire, et que là encore quand c’est fait avec amour, c’est forcément bien fait…
    En tout cas, bonne continuation!
    Mich Mouch

  • Bonjour,
    Je viens de voir le film La Vie d’Adèle et j’en suis bouleversée, ..je n’ai pas lu votre BD, je devrais peut-être avant d’écrire ces quelques mots? J’ai vécu quelque chose d’assez proche, c’en est même troublant. Je ne suis pas sûre d’aimer les femmes, j’ai aimé UNE femme, j’ai aimé cette femme. A la passion amoureuse s’est mêlait un amour vrai et profond, et puis je n’ai rien compris, le rêve s’est transformé en cauchemar. La déchirure et la destruction ont duré plus de 2 ans et demi, elle a refait sa vie en jouant (?) un double jeu avec moi ou seulement en luttant contre ce désir qui nous happe alors que les sentiments ne sont plus là? J’y ai mis un terme il y a 5 mois. Je n’ai pas eu le choix que de changer de route, elle n’est plus là physiquement, les images et les souvenirs s’évanouissent, elle me manque et je n’arrive pas à effacer de ma tête les images d’elle et du nouveau, je devine l’intensité de ce qu’ils vivent, ça me rend folle, ce homme qui est aujourd’hui à la place que j’occupais, celui qu’elle a choisi. A la fois, je suis heureuse que les souvenirs s’effacent et à la fois, ça me fait tellement mal .. elle est passée à autre chose elle. Comment on se remet de ça? elle est encore tellement présente en moi. Je n’arrive pas à oublier, je n’arrive pas à reconstruire ..2 ans et demi., presque 3, mes essais d’autres personnes sont à chaque fois des échecs cuisants, homme, femme.

    J’aimerais savoir ce qui vous a inspiré l’histoire?
    Le film s’intitule La vie d’Adèle Chapitre 1 et 2.
    Est ce-qu’il ya une suite dans votre BD? ou est-ce que vous en prévoyez une? la reconstruction d’Adèle par exemple? Emma a refait sa vie, Adèle est jeune, elle a perdu cet amour, elle a tout a (re)constuire. Comment on fait pour se reconstruire?
    Je suis Adèle qui rentre chez elle, Elle..a refait sa vie. Je suis Adèle qui cherche à se reconstruire, qui pense ne jamais pouvoir revivre quelquechose d’aussi fort, honmme ? femme? qui a peur d’aimer à nouveau tellement elle a tout donné dans cet amour là, cet amour là qui a fini par être trahi et détruit par l’être qu’elle aimait.
    Merci

  • Je ne suis pas encore allé voir le film « La vie d’Adéle » j’ai adoré la BD je l’ai conseillé a une lectrice je suis bibliothécaire.

  • J’ai été tellement émue par la BD.
    Je n’ai pas retrouvé cela dans le film…

  • Bonjour, dans Le bleu est une couleur chaude, est-ce-que la prise de médicaments incontrôlée de Clémentine est un suicide conscient et voulu?
    Merci pour tout.
    Cordialement

  • NatanKira, le 17 octobre 2013 à 15:39

    Bonjour,

    Je suis tout d’abord allé voir le film La vie d’Adèle parce que j’avais repéré la bande annonce il y a quelques mois et j’avais été très heureux de voir enfin un film qui sortait un peu des normes. Je ne savais pas à ce moment-là que l’origine de ce film était votre bande dessinée Le bleu est une couleur chaude, je l’ai appris par l’intermédiaire de certains commentaires peu amènes sur le film qui laissaient sous-entendre qu’il ne valait pas la bande dessinée et que celle-ci était vraiment très belle et émouvante.

    J’ai été toutefois agréablement surpris par le film car au fond je m’attendais à voir une véritable horreur cinématographique et une caricature de l’homosexualité. Ce ne fut pas le cas – pas totalement du moins – puisque malgré des défauts bien présents l’actrice Adèle Exarchopoulos joue fichtrement bien le rôle principal et… sauve le film, à mon sens (et je ne suis pas un expert en cinéma, loin de là). Si Léa Seydoux joue également très bien, le caractère très agressif de son personnage vis-à-vis du personnage d’Adèle m’a un peu laissé perplexe, c’est un choix de scénario que je ne comprenais déjà pas à la base. Tout comme les scènes… de cul (parce que érotiques ou d’amour ne sont pas ici, à mon sens, les meilleurs termes) ont été également sujets à des choix cinématographiques très particuliers qui m’ont parus très artificiels en un sens et trop provocants en un autre. Les clichés entre classes sociales sont eux aussi trop appuyés et de façon assez agaçante (Adèle mangeant la bouche ouverte, Adèle totalement à côté de la plaque en culture…), effectivement Emma et Adèle ne viennent pas du même milieu mais c’est carrément aussi provocant que pour les scènes de cul ; c’est après avoir lu la bande dessinée que je n’ai pas compris pourquoi le réalisateur a tenu à montrer un tel écart et n’a pas montré la réaction des parents d’Adèle (ou plutôt de Clémentine comme cette scène est totalement absente du film) en apprenant l’homosexualité de leur fille. C’est un peu curieux de vouloir en faire tant pour au final… choisir un chemin qui est tout autre.

    Mais malgré le fait que je critique le film, je ne suis pas là pour ça (même si je m’emporte un peu et j’en suis désolé). Je voulais parler tout d’abord de mon point de vue sur le film car j’ai commandé Le bleu est une couleur chaude avant d’aller voir le film et je je l’ai reçu quelques jours plus tard. L’histoire m’a transporté et ému comme rarement les histoire le font, c’était magique. Je n’ai pas été capable (et heureusement car cela m’aurait gâché la lecture et l’immersion de l’histoire) pendant la lecture de comparer systématiquement à chaque page le livre face au film. Mais si je ne l’ai pas fait alors que c’est ce que je fais en général, c’est parce que la bande dessinée est à mon sens tellement différente du film qu’une comparaison n’est rendue possible que parce que c’est écrit sur l’affiche que c’est « librement adapté ». Tout ce que j’avais pu reprocher au film sur les chemins utilisés pendant la réalisation était là totalement absent, l’histoire filait sur sa ligne jusqu’à un dénouement que l’on redoute depuis le début… La niaiserie d’Adèle avait disparu, remplacé par une Clémentine pleine de vie, pleine de questions et pleine d’amour. Emma retrouve son humanité à travers les pages alors qu’elle m’avait semblé si agressive dans le film, on s’attache alors autant à Clémentine qu’à elle. Terminé les « J’en montre pour la provocation mais je ne ferais pas de polémique autour de l’homosexualité », les scènes de nu sont très bien faite, sans provocation, juste de l’amour et les scènes d’homophobie sont montrée jusqu’au bout, jusqu’au rejet le plus atroce que des parents peuvent faire alors même que le film en faisait des tonnes sans se justifier.

    J’ai peut-être trop analysé, trop tenter de comprendre mais face à plein de gens qui me disait de ne pas aller voir ce film, je me devais de comprendre pourquoi… et j’ai compris. Ou du moins je me suis construit un avis avec tous les éléments que je pouvais avoir en main. Je parais peut-être un peu trop vindicatif et j’en suis désolé une fois encore, je sais que beaucoup ont dû venir vous voir pour critiquer ce film et vous en avez sans doute un peu marre puisque vous n’y êtes pour rien vu que le réalisateur ne vous a jamais demandé de conseils sur les façons de retranscrire l’histoire. Donc maintenant je vais arrêter de déblatérer pour éviter de me perdre dans les affres de mon agacement face au film.

    Juste Merci pour ça, merci pour cette histoire tragiquement splendide, émouvante et tellement vraie, une véritable bouffée d’air. Je suis content d’avoir vu le film pour une chose : savoir qu’il était adapté d’une bande dessinée et ainsi me donner la possibilité de la connaître. Merci, vraiment, d’avoir offert cette histoire au monde.

  • Bonjour,
    Je viens de finir la lecture de « Le bleu est une couleur chaude », achetée pour ma médiathèque, achat impulsé par la médiatisation du film. J’ai été très émue de cette histoire, et étrangement, l’amour esquissé de ces deux jeunes femmes, a rappelé à mon souvenir mon amour « hétéro » de jeunesse, avec ce sentiment que le coeur va exploser. Comme quoi, l’amour est universel. Merci. Je ne pense pas aller voir le film finalement, trop peur que cette magie disparaisse.

  • MichMouch, le 20 octobre 2013 à 21:46

    Bonsoir,
    C’est encore moi: ça y est, j’ai vu le film: rien à voir avec votre sublime BD, qu’il m’a toutefois permis de découvrir.
    Dans le film, personne ne dit « je t’aime », et il n’y a pas de fin! On a l’impression que le réalisateur se cherche (ce qu’il a d’ailleurs reconnu récemment).
    Les scènes de sexe sont sans amour et plus centrées sur le plaisir (c’est peut-être un parti pris?) et je comprends mieux votre irritation.
    Toutefois, les actrices sont exceptionnelles quoiqu’on pense, et la palme est largement méritée mais ça c’est un autre débat.
    Enfin, n’a-t-on pas contribué à banaliser l’homosexualité, ce qui reste avant tout votre objectif? Cela étant, il est à mon avis beaucoup plus intelligent – et « vrai » – d’exposer comme vous le faites des sentiments contraires plutôt que la naissance d’un désir mal compris par le personnage lui-même.
    C’est ce qui fait la grande force de votre oeuvre, à côté de laquelle le film n’est qu’une pâle décalcomanie.

  • Chère Julie,

    J’ai lu ta BD cet été, que j’ai adorée, et je suis allé voir le film de Kechiche le w.e. dernier… je l’ai beaucoup aimé, même s’il « bifurque » assez vite de ton récit, et que certaines scènes m’ont un peu agacé (ah, ces clichés sur le monde de l’art et des artistes…)

    Et puisque c’était une de tes intentions en réalisant cette BD, sache que je ne perds pas une occasion de « banaliser l’homosexualité » : en tant que prof, j’ai profité d’une séance sur les couleurs pour parler de toi… et oui, quand en art, les tons rouges et orangés sont dits « chauds », en sciences, on sait que plus un corps est chaud, plus la lumière qu’il émet tire vers le bleu (le cas des étoiles les plus chaudes…) mes élèves de 15-16 ans connaissent maintenant le titre de ta BD et ton nom ! et je sais que certains seront ravis de te lire…

    Bien cordialement, en attendant de découvrir Skandalon,

  • Bonjour,
    J’ai vu le film et lu la BD….. j’ai bien aimé le film même si en tant que lesbienne, je doit dire que certaines scènes d’amour (sex) m’ont mise mal alaise, alors que dans la BD elles sont réalistes et réalisable ;-) (clin d’oeil a Mlle Maroh)

    J’ai bien peur que la plus part des spectateurs vont ou sont allés voir le film par pur voyeurisme et non pour l’ouvre et l’histoire de la vie d’Adèle. Les jeunes gays et lesbiennes sont passé par la, la peur des amis vis a vis de leurs homosexualité, la peur de la famille….. ça les gens ont tendance a l’occulter… c’est bien triste… et c’est un sujet sérieux. Bref……

    Chère Julie Maroh, en tout cas je suis heureuse d’avoir découvert votre art et j’ai apprécié chaque page. Merci infiniment. BRAVO!!!!!!!!!

    Sahara

  • Je sors de « La vie d’Adèle », qui m’a inspiré une chronique que l’on pourrait juger sévère, mais avec l’envie de me plonger dans « Le bleu » pour comprendre ce qui m’a tant manqué dans le film, émotion, grâce ou vibration…

  • Je viens d’achever la BD, je suis boulversée, sans mot. Alors tout simplement merci!

  • Ce doit être à la fois extraordinaire et déchirant de voir son livre en film…

  • très beau livre, très émouvant. Je l’ai lu d’une traite et il m’a laissé déprimé pour de mauvaises raisons : pas à cause du triste sort de l’héroïne, mais parce qu’il m’a fait prendre conscience que je n’avais jamais vécu une passion amoureuse aussi intense. Bref.

    Le film est bien aussi. Adèle n’est pas Clémentine. Les scènes de sexe sont en effet trop longues. Quant à savoir si elles sont réalistes, qui peut le dire? les pratiques sont tellement variées dans ce domaine… et on ne peut pas blâmer les actrices, elles font ce qu’elles peuvent et d’ailleurs on n’apprend pas ça dans les cours d’art dramatique.
    J’aime bien la fin « ouverte » : va-t-elle avoir une histoire avec ce garçon qui la suit? ou va-t-elle rencontrer une autre fille? ou bien s’enfoncer dans la dépression et avoir une fin aussi tragique que celle de Clémentine?

    encore bravo pour la BD, pas lu de truc aussi fort depuis longtemps.

  • Bon… Bonsoir ? Ouais, je vais commencer par là.
    D’abord, comme je ne sais pas trop où poster un commentaire pour que vous le lisiez, je le poste ici… Je peux pas m’empêcher d’espérer que vous prendrez le temps de le lire, même si je me doute que vous devez un peu avoir d’autres chats à fouetter. M’enfin…
    D’abord (x2), je vais dire comme ont déjà dit beaucoup d’autres : votre livre m’a incroyablement touchée la première fois que je l’ai lu, il y a… 2 ans, 3 ans ? J’ai oublié… J’ai été attirée par la beauté de la couverture, et je l’ai lu à la va vite, dans une petite librairie de quartier, sans l’acheter (honte à moi, j’admet…), et comme j’étais gamine et un peu idiote, cette histoire de lesbiennes, tellement triste, m’a fait un gros gros choc. Mais je l’ai adorée, je l’ai trouvée magnifique après coup, dans les dessins comme dans le scénario. Donc… Déjà, bravo. Juste, bravo.
    Ensuite… Je voulais vous dire merci aussi. Parce que… Quand j’y pense, cette histoire d’amour a marqué le démarrage de ma propre histoire d’amour. L’année dernière, j’ai parlé de votre livre avec une de mes amies, par hasard comme ça, elle l’a acheté, l’a lu, et me l’a prêté. J’ai pu le relire… J’y ai pris beaucoup de plaisir par ailleurs. Et ensuite, je ne saurais pas expliquer comment ça s’est passé. Il y a eu votre livre, mais aussi bien d’autres choses. J’avais déjà beaucoup d’admiration pour cette fille auparavant, et comme un genre de fascination discrète. Le bouquin a été un mini-déclencheur, comme il y en a eu de nombreux autres après, dans les mois qui ont suivi. Je me souviens parfaitement du drôle de trouble que j’ai ressenti en lui mettant le livre dans les mains. En fait j’ai fini par en tomber amoureuse, tout simplement, au fils des mois. Et au final, la veuille de l’épreuve d’histoire du bac, elle est venu chez moi. Et elle m’a dit qu’elle m’aimait, elle aussi.
    On est toujours ensemble. Et j’espère que ce sera pour un bon moment encore. Cette fille s’appelle Clémentine, et elle a les cheveux bleus. Juré. Enfin, pas entièrement bleus, juste deux mèches de chaque côté du visage, mais assez de bleu pour que le bleu soit devenu ma petite obsession, que je n’ai vu que ça pendant presque une année durant (d’ailleurs c’est toujours le cas !), et que votre BD, qui parle de bleu, reste comme un symbole, un déclencheur pour moi. Simplement, merci pour ça.
    Mais il n’y a pas tout à fait que ça. Il est vrai que là les rôles sont échangés. Alors que ma Clem’ à moi ressemble plutôt à Emma, (plus âgée, plus mature…) moi je m’identifie plutôt à Clémentine, ado paumée qui s’assume mal, qui hésite, se plante, devient obsédée par le bleu, se débat entre cet amour étrange et incongru et le reste de sa vie (même si j’admet que personne n’a jamais été aussi méchant avec moi que l’on été ses parents et ses « amis » avec Clémentine de la BD)… Clémentine est une ado quoi, un peu dépassée par Emma, qui elle est plus mature et qui s’assume plus. C’est le début de la BD, que j’ai pris dans ce sens, et qui m’a le plus touchée en tant qu’ado elle même paumée et se demandant si c’est pas absolument malsain ce qu’elle est en train de penser de son amie, là.
    Bah tiens, on peut dire aussi que votre livre m’a un peu aidée à m’assumer, dans le même temps. J’avais absolument pas d’à priori contre les homos, avant, mais savoir que j’en faisait partie a été plus d’autant plus simple que j’avais pu lire l’exemple d’une fille un peu comme moi, à qui on répétait qu’aimer n’est pas un crime.
    Bon, je ne suis pas en train de vous dire que l’histoire que vous avez écrite s’est réalisée phrase par phrase sans que vous le sachiez, hein. Il y a des points de ressemblance, qui me ravissent à chaque fois (c’est génial de ressembler, même un tout petit peu, aux personnages d’une histoire qu’on a aimé) , mais aussi beaucoup beaucoup de différences. En fait je voulais surtout vous dire merci, pour ce livre. Je le trouve incroyablement vrai. Je l’ai commandé pour Noël cette année (il était temps !), je viens de le relire et c’est pourquoi je viens étaler ma vie sur la page commentaires de votre blog.
    J’ai aussi vu le film. Je trouve que les deux ne sont pas vraiment comparables, parce qu’ils ne traitent pas vraiment des mêmes idées, même si bien sûr le livre m’a plus touchée que le film et qu’au final je crois que je l’ai préféré. Je ne me sens pas de faire maintenant une critique comparée entre les deux…
    Au final mon blabla peut se résumer en un mot : merci, d’avoir fait cette BD. Ce qui fait 6 mots. Mais bref : je l’adore, parce que je m’en sens vraiment proche, et vraiment touchée, et même au delà de ça parce qu’il s’agit d’une historie d’amour magnifique. Je vous admire d’avoir réussi quelque chose comme ça. Je vais dénicher votre nouvel album, Skandalon, et le lire aussi. Et au passage, j’aime aussi beaucoup les dessins que vous avez postés sur le blog.
    Donc bravo. Et merci. Merci beaucoup.

  • Bonjour Julie, je viens de voir le film « La vie d’Adèle » et je dois dire que j’ai vraiment préféré votre oeuvre à celle de Kechiche. Je n’ai pas retrouvé dans ce film l’émotion et la beauté que j’avais trouvées dans votre bande dessinée, « Le bleu est une couleur chaude ». De plus, j’ai été relativement lassée par les clichés présents dans le film : clichés sur les lesbiennes et une sexualité complètement fantasmée (sans aucune beauté ni réalité) ; clichés sur le monde artistique et intellectuel, notamment. Que dire également de ces hommes hétérosexuels, présentés comme si simples et si apaisants auprès de la jeune Adèle et qui ont tout l’air de « l’équilibrer » dans le film ? Une vraie préférence pour la BD donc, et sans concessions ! Enfin, je trouve qu’il est tout à fait honteux que votre nom n’ait pas été davantage cité autour de ce film et notamment à Cannes. Vous méritiez et méritez pourtant toujours un certain nombre d’honneurs. En vous souhaitant une bonne continuation dans votre travail d’écrivaine et d’artiste que je ne manque pas de saluer dans mon entourage. Bravo !

  • Je ne comprends pas.
    Je suis un mec hétéro, plus si jeune. Et vous avez réussi à m’émouvoir. Vous avez même réussi à me faire mal.
    Après la polémique autour du film (pas encore vu), j’ai acheté votre BD. Je l’ai lu, relu, re-re-relue.
    A chaque fois j’ai les neurones qui sautent, j’ai mal dans tout mon être, j’éprouve un besoin furieux de prendre des calmants pour annihiler la vague émotionnelle que vous crééez.
    Comment avez vous réussi à faire ça? Moi qui me croyait mort aux émotions, je suis comme un membre gelé qui revit, qui a mal partout.
    Est-ce parce que l’histoire que je suis un handicapé et que l’histoire que vous racontez, celle de deux êtres qui s’aiment malgré la société me fait penser à mon propre vécu, et à ma solitude?
    Est-ce tout simplement parce que vous avez réussi à synthétiser l’idée de l’amour, au dela de la problématique hétéro-homo?
    J’aurais aimé vous connaitre avant ce fichu film, avant que vous ne deveniez si innaccessible.
    Merci.

  • Bonjour Julie .

    Quand je vois la date du dernier commentaire concernant ce post , je me dit que , comme d’ habitude je suis toujours en retard d’ un siècle, cela me donne l’avantage d’ avoir un plus de recule sur les événements, c’ est déjà ça. Ne lisant jamais de BD ( je lis beaucoup par ailleurs mais la BD reviens vraiment trop cher pour le temps qu’ on y consacre et mes modestes moyen ne me le permet pas ) j’ai donc connu le film , il y quelques mois sur canal ( tjs pour les mêmes raisons de moyen) avant de connaitre votre Œuvre. Je suis tombé raide dingue de ce film , qui en plus m’ a fait découvrir une actrice absolument sensationnel ( Adèle Exarchopoulos). Aujourd’hui j’ai réussi a économiser 25 € pour acheter le boitier prestige dans lequel il y a votre livre … Je l’ ai dévoré en 45 minutes . Loin de toutes les polémiques qui ont pus naître après la sortie du film , je suis certain que , comme m. kechiche peut être fier de son film vous pouvez être fier de votre livre . Ont peut y voir des différences? Et alors ? Vous êtes deux artistes qui excellent dans leurs domaines , c’est ça et rien d’ autres l’essentiel. Cela me paraît tout a fait normal qu’un homme hétéro n’ est pas la même vision qu’ une femme homo ( heuuu … Je dit pas de bêtises là , j’ai un doute d’ un seul coup :) ) cela ne change rien a la force de vos œuvres respectives. J’ espère aussi que vous vous êtes remisse du fait qu’ il ne vous ais pas cité le soir de la palme , c’ est maladroit certes, mais tant de choses doivent se bousculer dans votre tête dans ces moments là. Allez je vais arrêter de vois embêter avec mes  » petites  » remarques de fan de basse , il y a bien longtemps que vous avez du passer a autre chose , heureusement d’ ailleurs. Mêmes si , j’ en suis sur , le bleu va avoir une place privilégié dans vos souvenirs . Je vous souhaite bonne continuation et pleins de nouveaux succès dans votre carrière. Cordialement et admirativement , Michel.

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