Vivian Leigh’s Veins – Kaki King

D’après une dédicace faite pour mon amie Laury. (Scannages… ma hantise, mon cauchemar)


Merci à tous ceux et celles qui sont venus me voir en dédicace à Paris! C’était un peu speed, je m’excuse de ne pas avoir été très bavarde. Le Festiblog c’était encore… le pays des bisounours! Mais je crois qu’on en est tous repartis avec un gros rhume le dimanche soir, certains ont eu bien du courage que ce soit le staff, les auteurs, les lecteurs.

Je reviens de ce week-end avec une excellente nouvelle. Le troisième tirage de Le bleu est une couleur chaude est paru cette semaine! Hé oui, on a aussi épuisé la deuxième édition… On approche des 8000 exemplaires vendus. Merci merci MERCI à vous tous.

Me voilà de retour du très bon festival de Blois avec des bouts de sourire et… un prix pour le Bleu est une couleur chaude: le prix Conseil Régional récompensant un livre pour sa portée citoyenne. Pfiou!

Je sors ces quelques pages de carnet ci-dessus pour confirmer ce que certains ont déjà pu constater: l’album figure dans la sélection officielle du festival d’Angoulême 2011.

J’ai envie de dire que c’est une très belle fin pour ce roman graphique. Bien sûr il continuera son bonhomme de chemin, sans moi, mais je me sens rassérénée, comme si un but était atteint: j’ai touché mes proches, les éditeurs, les libraires, le public, et la profession. J’ai été entendue à ce point.

Il faut travailler maintenant…!

La boucle est bouclée. Je n’ai plus rien à paraphraser.

Le bleu est une couleur chaude remporte le prix du Public à Angoulême, je me souviens à peine de ce que j’ai dit sur la scène du théâtre mais au risque de me répéter: c’est le plus beau prix qui pouvait lui arriver et ça fait justement tellement du bien d’être entendu, primée, par… le public.

Toujours un peu sous le choc de ce que tout cela signifie, je ne peux rien dire de plus à ce propos.

Malgré tout, j’avais posé les pieds à Angoulême en me disant que ce serait certainement le dernier festival auquel je participerais avec Le Bleu, que ce serait une belle conclusion à cette aventure. Et maintenant que ce prix vient de lui être attribué, j’ai moi-même tourné pour de bon une très lourde page personnelle. Ce prix est magnifique car l’album peut désormais faire du bruit sans que j’ai à prendre la parole, mais il me met en danger dans mon humilité et mes remises en question. Le Bleu c’est 5 ans de ma vie et 10 mois de promo. Maintenant j’ai le besoin vital de redevenir une ermite, préférant les crayons aux micros.
Angoulême 2011 – clôture de cette drôle d’année – aura eu cette force: Le Bleu est totalement derrière moi, je ne veux/peux plus en parler, je suis maintenant la moins bonne personne pour le défendre, il est hors de moi.

J’assumerai les quelques engagements pris avant le festival, et une date à la Fnac sera inévitable mais pour le reste, je ne serai en dédicace qu’à la sortie d’un éventuel prochain ouvrage.

Merci à toute l’équipe Glénat (undefeated!), tous ceux et celles qui ont soutenu Le Bleu et tous les votants pour le prix du Public. Ce fut une bien belle histoire.